« Automatique » est le mot le plus trompeur du droit européen. Oui, votre diplôme de dentiste obtenu dans l'UE est reconnu de plein droit dans les 27 États membres. Non, cela ne veut pas dire que vous pouvez soigner dès demain à Amsterdam ou Luxembourg. Voici la mécanique réelle, en cinq étapes.
Les 5 étapes, dans l'ordre
- 1. Obtenir le certificat de conformité UE auprès de l'autorité de votre pays de diplôme — c'est lui qui déclenche la reconnaissance automatique
- 2. Réunir diplôme, relevés et pièces d'identité, avec traductions assermentées si le pays d'accueil l'exige
- 3. Demander l'attestation d'honorabilité (good standing) — en dernier, elle expire en 3 mois
- 4. Déposer la demande auprès de l'autorité du pays d'accueil (ministère, ordre ou registre selon le pays)
- 5. Finaliser les inscriptions locales : ordre professionnel, assurance maladie, assurance responsabilité civile
Les 3 pièges qui coûtent des mois
Piège n° 1 : demander l'attestation d'honorabilité trop tôt. Valable trois mois, elle expire pendant que vous réunissez le reste — et tout repart de zéro. Piège n° 2 : les traductions non assermentées ou faites par le mauvais type de traducteur ; chaque pays a ses exigences précises. Piège n° 3 : sous-estimer les inscriptions post-reconnaissance — le numéro INAMI belge ou l'affiliation CNS luxembourgeoise ont leurs propres files d'attente, à anticiper en parallèle.
Combien de temps, au total ?
Avec un dossier séquencé correctement : 6 à 10 semaines dans la plupart des pays, un peu plus en Allemagne et en Suisse où s'ajoute l'exigence linguistique. Les membres du réseau bénéficient d'un audit de dossier et d'un pilotage complet des démarches — c'est précisément le genre de charge mentale que nous enlevons.