Claire M., 34 ans, exerçait depuis sept ans dans un cabinet de groupe messin. Production en hausse, rémunération en plateau, et cette impression tenace de « faire tourner la boutique des autres ». Elle a rejoint le réseau Adent un dimanche soir de janvier. Elle a soigné son premier patient luxembourgeois le 14 avril. Entretien.
Le déclic
“J'ai fait mes comptes après une année record du cabinet : ma rétrocession n'avait pas bougé depuis trois ans. Le soir même, je lisais le guide Adent sur le Luxembourg. Ce qui m'a décidée, ce n'étaient pas les promesses — c'étaient les fourchettes chiffrées, vérifiées, poste par poste.”
Les démarches, vues de l'intérieur
Premier appel avec un conseiller le mardi : quarante minutes pour poser le projet — rémunération visée, type de structure, la question de son compagnon resté salarié à Metz, à 45 minutes de Luxembourg. Deux opportunités présentées la semaine suivante, deux visites organisées sur une seule journée. « J'ai dit non à la première, plateau technique décevant. Personne n'a insisté. C'est là que j'ai compris que je n'étais pas un dossier à placer. »
“L'autorisation d'exercer m'angoissait — ministère, Collège médical, CNS, tout ça pendant mon préavis. Concrètement : j'ai fourni mes documents, Adent a préparé et suivi le dossier, j'ai signé. Sept semaines.”
La négociation qu'elle n'aurait « jamais osée »
Le cabinet proposait un pourcentage standard avec minimum garanti de six mois. La négociation menée par Adent a obtenu un point de rétrocession supplémentaire, un minimum garanti porté à douze mois et une enveloppe de formation. « Seule, j'aurais accepté l'offre initiale en remerciant. On parle de dizaines de milliers d'euros sur trois ans. »
Le bilan, un an après
- +42 % de rémunération nette, à volume d'actes comparable
- 4 jours au fauteuil, le mercredi pour la formation en implantologie
- 30 minutes de trajet depuis Thionville, où le couple s'est installé
- « Et surtout : je choisis mes plans de traitement, plus mon agenda »
Ce qu'elle referait différemment
“Je commencerais un an plus tôt. J'ai passé douze mois à me dire que ce n'était pas le moment. Le bon moment, c'est quand vous commencez à vous poser la question.”